Selon la famille Grosser, Zemmour n’a pas le droit de citer Alfred

Zemmour a utilisé une phrase d’Alfred Grosser : « Jeanne d’Arc est mon arrière-grand-mère, Napoléon mon grand-père et Goethe un grand écrivain étranger. » 
Et la famille Grosser lui ordonne de ne plus citer le grand homme.

Selon elle, Alfred (96 ans) « n’a pas prétendu imposer sa propre trajectoire identitaire aux étrangers arrivant après lui. Il n’a pas cherché non plus à empêcher l’arrivée sur le sol français d’autres réfugiés. Au contraire, inspiré par sa propre expérience et par la fermeture des frontières à l’immigration juive dans les années 1930, il a soutenu de manière continue nombre d’associations de défense et d’accompagnement de migrants et réfugiés (notamment le Gisti). De plus, son assimilation n’en a pas fait un nationaliste exclusif et hostile aux étrangers, mais un Européen convaincu et engagé, et un des architectes reconnus de la réconciliation franco-allemande d’après-guerre. (…) Nous souhaiterions que monsieur Zemmour, au lieu d’instrumentaliser la transformation en Français d’Alfred Grosser par l’école primaire, s’inspire des valeurs qu’il a apprises dans l’enseignement français et auprès de personnes de toutes appartenances religieuses, et qui ont guidé son enseignement à Sciences Po et son action toute sa vie. Notamment la tolérance, la compréhension des autres et le refus des enfermements identitaires. Ou qu’au minimum il s’abstienne de citer Alfred Grosser. »

Ben voyons !

 

La famille parle du Gisti (Groupe d’information et de soutien des émigré.e.s) dont Grosser est un soutien. Le Gisti, une association très à gauche en charge avec quelques autres de détruire notre pays. Ses exploits sont une longue liste d’insultes (la France pratiquerait l’épuration ethnique), d’actions pour le droit des étrangers, notamment le droit de vote, et autres sabordages idéologiques de notre pays.

 

Grosser n’est pas un de mes auteurs de chevet. Je le trouve très surfait. Un donneur de leçons qui se voit en petit immigré quand ça l’arrange.

Grosser c’est le parcours parfait d’une particule de l’élite mondialiste : fils d’un juif allemand franc-maçon, il a enseigné grâce à l’assimilation à la française à Sciences Po Paris à l’université Johns-Hopkins, à HEC, à Stanford, à Polytechnique, à Tokyo, à Singapour, il a signé des articles dans Le Monde, La Croix, Ouest-France. Et… jugé « parfaitement démagogique », le débat sur l’identité nationale lancé par Sarkozy en 2009.

Le 25 avril 2017, Grosser a signé une tribune de chercheurs et d’universitaires annonçant avoir voté pour Macron au premier tour de l’élection présidentielle et appelant à voter pour le même au second tour. C’est dire le niveau politique du bonhomme.

 

Relisez votre parent très chère famille : « En tout cas, ma mère a tranché d’emblée la question : elle et surtout ses enfants deviendraient pleinement français, écrit-il. Sans perdre pour autant la connaissance de la langue allemande : pourquoi l’assimilation aurait-elle impliqué la perte d’atouts, dont celui de l’accès facile à une autre culture nationale ?

Cette assimilation passait évidemment par l’école.

Le 5 janvier 1934, je suis rentré en classe de dixième au collège municipal de Saint-Germain. À la première récréation, les petits camarades m’ont demandé “ Comment tu t’appelles ?”. Sans doute traumatisé par les coups reçus comme petit Juif dans la cour d’une école de Francfort, j’ai cru que c’était une injure et je leur ai tapé dessus. Mais, en fait, l’accueil fut amical. Surtout de la part de l’institutrice qui me prit en mains, d’autant plus que j’étais le seul petit immigré de la classe, si bien que je suis passé en neuvième dès Pâques et en huitième à la rentrée d’octobre. Les trois admirables institutrices m’ont si bien formé que j’ai pu ne pas faire de septième et entrer en sixième dès la rentrée d’octobre 1935, me retrouvant ainsi dans la norme française puisque j’étais né le 1er février 1925.

La France était peut-être le seul pays au monde où chaque bambin apprenait l’histoire nationale pratiquement dès le début de sa scolarité : c’est la source à la fois d’un chauvinisme inaltérable et d’une assimilation à la réflexion prodigieuse. Lorsque, bien plus tard, je me suis surpris à un cours à dire aux étudiants, « En 1914, nous avons », le « nous » désignant évidemment les soldats français, alors que mon père avait été pendant quatre ans médecin officier dans l’armée allemande se battant contre la France, je me suis dit, tout en continuant à parler : « Assimilation pleinement réussie ! Jeanne d’Arc est bien mon arrière-grand-mère, Napoléon mon grand-père et Goethe un grand écrivain étranger ! ».

On dirait du Zemmour.

La famille du saint homme veut donc interdire à quelqu’un qui n’est pas dans le camp idéologique de Grosser, le camp des mondialistes immigrationnistes, de le citer.

 

Je signale à la famiglia que j’ai cité Alfred Grosser dans mon bouquin Immigration : Le naufrage français page 90 : « L’histoire personnelle de chacun aura le sens qu’il lui aura donné. »

Celle des membres de cette famille est grandiose d’imbécillité.

Marcus Graven

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