Disney nous livre la Belle et la Bête en version woke

Qu’est-ce que la beauté?

Pour l’homme blanc de plus de cinquante ans que je suis, une éducation de l’œil, une question de goût, de connexion neuronale, une expérience sensuelle qui procure par le souvenir ou par l’instant qui passe, un sentiment de plaisir.

En beauté, pour être franc, je préfère la Vénus de Boticelli à la Vénus hottentote.

Disney a donc décidé de me déconstruire avec une nouvelle version de La Belle et la Bête, comédie musicale qui se joue à Broadway, au Olney Theatre Center.

En 2017, la version précédente présentait une Belle à la beauté occidentale.

Les racisées, les lesbiennes, les trans, les Noires, les grosses, se sentaient pousser au suicide par cette version tellement cisgenrée. En 2021, la Belle a une peau à fort taux de mélanine, présente une importante expansion physique (malbouffe hamburger et glace Ben & Jerry’s?) et est queer (sexualité aussi facile à définir que le sexe des anges).

La Disney Company espère-t-elle que des millions de petites Américaines vont s’identifier à Jade Jones, l’heureuse élue?

Obèses, les petites-filles de l’oncle Sam le sont souvent dans l’Amérique contemporaine, donc pas de problème. Queer, ce gloubi-boulga homme/femme/autre, est plutôt tendance dans les États Désunis de Joe Biden, là aussi pas de problème. Mais « noire » paraît un sujet très sensible, à fleur de peau. Qu’un Noir prenne la place d’un Blanc, c’est bien: Omar Sy en Knock, Jodie Turner-Smith en Anne Boleyn.

Le contraire est impossible, Justin Trudeau, le boboïde canadien vous le confirmera. Son blackface de jeunesse lui a valu quelques déboires.

Les comédiens devant jouer la pièce d’Eschyle, Les Suppliantes à la Sorbonne en apporteront une preuve supplémentaire. Peaux blanches, masques noirs, c’est du racisme pour les militants de la Ligue de défense noire africaine (LDNA), de la Brigade anti-négrophobie et du Conseil représentatif des associations noires (Cran). Avec ces excités, le grotesque et l’inculture ont une couleur, et ce n’est pas celle de la Vénus de Milo.

Côté Broadway, la Bête a perdu une jambe suite à un cancer. Elle ne ressemble plus à Jean Marais mais à Long John Silver, le pirate unijambiste du roman de Stevenson, L’île au trésor. Des cornes de bouc en plus. Dommage que cette Bête ne soit pas aveugle avec quelques difficultés d’élocution et un QI de moule avariée.

Jade Jones dit vivre un rêve. C’est la première fois qu’une princesse lui ressemble, minaude-t-elle.

Pour moi, cette Belle et sa Bête handicapée, sont surtout une illustration de la démolition de notre univers culturel par les serpents woke que nous n’avons pas eu le courage de tuer dans l’œuf et qui, aujourd’hui, nous imposent leur idéologie malfaisante.

Marcus Graven

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