C’est au pied du mur qu’on reconnaît…

La Pologne a décidé d’édifier un mur le long de sa frontière avec la Biélorussie. Il s’agit pour Varsovie de protéger son territoire contre les envahisseurs musulmans importés par le régime de Loukachenko.

Les murs sont une facette de l’histoire de l’humanité.

Depuis l’Antiquité, depuis le limes méridional de l’empire romain, le mur d’Hadrien, la Grande Muraille de Chine, jusqu’à la barrière de sécurité israélienne, au mur américain voulu par Trump pour protéger les États-Unis des colonnes de migrants non désirés montant d’Amérique latine, au mur protégeant la zone verte à Bagdad, au mur des sables érigé par le Maroc pour protéger l’ancien Sahara espagnol des incursions du Front Polisario, aux défenses barbelées des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au mur bloquant les drogués entre Paris et Pantin en passant par la ligne Maginot, le mur de l’Atlantique, celui du ghetto de Varsovie et bien sûr le Mur de Berlin, les murs racontent la vie des hommes, leurs craintes, leurs espoirs, leurs peurs.

Les murs ont deux fonctions : ceux de ma maison me protègent et j’y accueille qui je veux, ceux de la prison enferment la racaille ou briment une population comme celle de Berlin-Est entre 1961 et 1991.

Celui souhaité par la Pologne fait partie de la première catégorie.

 

Brighelli dans le magazine Causeur doute de l’efficacité du futur mur polonais : « Aucun des grands murs édifiés par des empires souverains n’a réussi à contenir des envahisseurs. Aucun. Ni, d’ailleurs, aucune frontière naturelle. »

« Les murs ça n’a jamais arrêté les migrations. »

Certes, mais je préfère quand même un mur à son absence. Son franchissement demandera un effort aux envahisseurs.

Une serrure cinq points et une porte blindée ne garantissent pas une sécurité complète contre les cambrioleurs, toutefois elles les gênent. Par contre, laisser sa porte grande ouverte est l’assurance d’être dépouillés.

 

Et Brighelli se trompe.

Les murs d’enfermement ont en majorité cédé sous la pression intérieure, pas extérieure.

Ceux de protection ont certes été contournés, surtout, comme la ligne Maginot, parce qu’ils étaient trop courts. Une ligne Maginot remontant jusqu’à la Mer du Nord aurait posé un problème plus difficile à l’Allemagne nazie que la conquête de la Belgique.

Certains murs ont tenu et rempli leur rôle pendant des décennies. Celui d’Israël est, par exemple, toujours debout avec efficacité.

 

Les murs ne suffisent sans doute pas.

Ils doivent être un des éléments de notre défense.

Si l’Europe avait le courage de dire qu’aucun des envahisseurs qui réussira à entrer dans l’espace européen ne sera jamais régularisé, n’aura jamais l’autorisation de circuler, ne touchera pas un centime d’euro d’aide, je suis certain que le flot se tarirait rapidement. Si les États de l’Union Européenne privaient les ONG immigrationnistes de toutes leurs subventions, bloquaient les flux d’argent de Soros et C° et les fuites Western Union vers le Maghreb et l’Afrique Noire, punissaient les passeurs et les employeurs de clandestins, je crois que nous éloignerions de nous le spectre du Camp des Saints.

 

La Pologne nous apprend – pour l’instant – que seule la volonté compte.

Si, pour son malheur, elle avait eu à sa tête un personnage comme Clément Beaune, le secrétaire d’État aux Affaires européennes français: « On n’est pas une Europe à ériger des murs à sa frontière », les envahisseurs seraient depuis plusieurs jours à Paris.

 

La Pologne a refusé à sa frontière la présence de Frontex, cette agence d’enregistrement des clandestins, cette société de régularisation de la horde.

Elle a eu raison.

 

Elle veut maintenant un mur.

Les migrants massés à sa frontière ne sont pas invités.

Ne pas soutenir la Pologne revient à trahir les peuples européens.

Je préfère des envahisseurs qui vont dans le mur que les regarder passer comme une vache promise à l’abattoir halal.

 

Enfin, un mur sans défenseur n’est rien.

Celui-ci En attendant les Barbares, peut exprimer ses doutes et ses appréhensions en contemplant le Rivage des Syrtes ou le Désert des Tartares. Le mur est objet littéraire.

Marcus Graven

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