Les indépendantistes déclarent la guerre… et se jugent excessifs

Après avoir eu leur article de gloire dans la plupart des journaux de la presse métropolitaine : « Le maintien du référendum en Calédonie, « une déclaration de guerre » accusent des indépendantistes » (Le Point et Médiapart) ; « Nouvelle-Calédonie : le maintien du référendum est “une déclaration de guerre”, selon des indépendantistes » (Le Figaro et Le Monde)… L’UNI, le Parti travailliste, le groupe UC-FLNKS, le ban et l’arrière-ban du nationalisme kanak ont inversé la vapeur.

Ils ont adressé un courrier au ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, courrier dans lequel ils reconnaissent que les paroles de Charles Washetine au nom du Palika, ce week-end, étaient un peu au-delà de la bienséance politique. Washetine lui-même – sans doute après s’être fait remonter le manou par les conseillers universitaires français du front indépendantiste – a jugé ses propos « excessifs », sur les ondes de la radio loyaliste Radio Rythme Bleu.

« On a voulu le faire pour interpeller l’opinion nationale et internationale sur le caractère absurde de la décision prise par l’État pour maintenir coûte que coûte la troisième consultation », a-t-il tenté d’expliquer.

 

Maintenant c’est au nom du principe de précaution sanitaire que les indépendantistes désirent le report du référendum. « Un risque de seconde vague encore présent et tangible » devrait repousser le référendum au-delà de l’élection présidentielle.

Sans doute, un de leurs grands sorciers jeteurs de sorts a-t-il lu qu’en 2022, il n’y avait pas de risque d’une troisième vague ! Nous n’en sommes jamais qu’à la cinquième en France métropolitaine. A moins qu’ils espèrent repousser la troisième consultation référendaire jusqu’au jour où la population qui crée la richesse dans l’archipel, découragée, aura quitté la Nouvelle-Calédonie.

 

Bien sûr, ils se servent à nouveau du deuil. Cela avait commencé à fonctionner avec les journalistes métropolitains. Les cérémonies coutumières de deuil (rappelons-nous les pleureuses professionnels après l’assassinat de Tjibaou par un des siens) qui ne peuvent se faire normalement entraînent « la frustration et l’incompréhension de nos familles endeuillées », reniflent-ils.

 

Dans leur courrier à la rue Oudinot, les indépendantistes regrettent une nouvelle fois le document du Oui et du Non édité grâce à Sébastien Lecornu et largement distribué et commenté sur le Territoire. Ce document pour la première fois a mis en évidence l’imbécillité criminelle du Oui à l’indépendance. Kanaky l’estime « à charge contre le Oui ».

La vérité est tellement blessante !

 

En conclusion, ils appellent « les Calédoniens à ne pas participer à ce scrutin. »

C’est déjà mieux que de leur déclarer la guerre.

Reste qu’une partie de la jeunesse kanake – pas les garçons et les filles les plus futes-futes de la mouvance – n’a compris qu’une chose : elle est en guerre.

 

Allez messieurs Jean-Pierre Djaiwe (UNI), Kadrilé Wright ( Parti travailliste), Pierre-Chanel Tutugoro (UC-FLNK) et autres Rock Wamytan et Gilbert Tyuienon et Paul Néoutyne, encore un effort, appelez à la participation des Kanakystes pour que les habitants de la Nouvelle-Calédonie vous disent par les urnes ce qu’ils pensent de vos œuvres. Et que l’on passe enfin à autre chose.

Marcus Graven

 

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