Vaccination : la Bretagne meilleure élève que le Sud-Est !

Pour voyager souvent entre le Nord-Ouest et le Sud-Est de la France, je constate une telle différence dans les comportements face à la vaccination et au passe sanitaire, un tel décalage de l’attitude face à la dictature sanitaire établie par le régime macronien que la question s’est vite posée : pourquoi le comportement de la population bretonne est-il si différent de celui des habitants du Sud-Est de l’Hexagone ?

Pourquoi une France où plus de deux habitants sur trois sont vaccinés et se réjouissent de présenter le passe sanitaire à la moindre demande, se vantent de faire piquouser leur gamine de moins de douze ans et une France où à peine plus d’un habitant sur trois accepte le diktat sanitaire ?

Pourquoi une fracture entre la Bretagne qui a le plus haut taux de vaccination et le Sud-Est qui a le plus bas ?

Pourquoi ?

La Bretagne sera-t-elle une région où les vieillards sont plus nombreux qu’ailleurs et le Sud-Est, une région où la jeunesse prime ?

Pas vraiment. Même dans les zones où les moins de 65 ans sont majoritaires, les vaccinés bretons sont nombreux.

Autre explication, en Bretagne, les habitants font, semble-t-il, preuve d’un respect de l’autorité plus important que dans le Sud. On n’y discute pas les ordres du patron, du gendarme, du maire. De parfaits candidats à l’expérience de Milgram ?

Exemple, un maire également propriétaire de serres où sont cultivées des plants de fraise, injurie ses ouvrières, les brime comme un mauvais seigneur moyenâgeux. Quand j’en fais la remarque, mes interlocuteurs se taisent, baissent les yeux : « Mais c’est le maire ! », me lance l’un d’eux. Fin de la discussion.

De l’autre côté de la diagonale métropolitaine, dans une analyse sur la réticence du Sud-Est à la vaccination publiée par la Fondation Jaurès, les auteurs évoquent une « propension à l’insoumission » liée à cette région méditerranéenne.

Évidemment Le Télégramme de Brest magnifie le comportement des Bretons qui ont, selon ses journalistes, un profond sens civique et un immense respect des règles. La fabrique du consentement passe par les médias. Les Bretons, « un public réceptif », peut-on lire.

Récemment, dans une soirée, au fil des conversations, je me suis aperçu que tous les convives étaient pour la vaccination obligatoire et le passe sanitaire. Vingt-cinq personnes qui, l’heure avançant, traitaient les anti-passes d’égoïstes et les jugeaient ennemis de la vraie liberté. Comme l’écrit François Billot de Lochner: « globalement, ceux qui sont favorables au vaccin deviennent peu à peu des fanatiques du vaccin, considérant que ceux qui ne sont pas vaccinés font courir à la société un risque considérable en termes sanitaires. Ils deviennent donc peu à peu acteurs de la dictature sanitaire, et le revendiquent haut et fort

Ce refus de voir une dictature en train de s’épanouir conforte ceux qui analysent que l’acceptation du passe sanitaire se base sur quatre critères : le niveau de revenus, le niveau de diplôme, la part de CPS+ dans la population et le taux d’emploi. Cette soirée rentrait tout à fait dans les schémas de la propagande gouvernementale : seuls les crétins, les sans-dents, les analphabètes refusent l’ausweis sanitaire. Une virologue, toujours dans les pages du Télégramme de Brest, fait le rapprochement entre les régions anti-passe sanitaire et le vote Rassemblement national. Et en Bretagne, le vote RN est aussi rare que les journées ensoleillées.

« La Bretagne figure parmi les territoires affichant les inégalités sociales les moins marquées, Finistère en tête », écrit Blandine Le Cain dans le quotidien breton. CQFD.

Enfin en Bretagne, le poids de la religion serait-il un des facteurs de l’acceptation de l’autorité de l’État ?

Le Pape qui, au nom de la défense du caractère sacré de la vie, a encouragé à la vaccination est très écouté dans le Finistère Nord. Comme il l’est pour son soutien aux migrants.

Les cathos de gauche, nombreux dans la région, sont particulièrement influents.

Évidemment, la vision collective de la société, la question de la solidarité de proximité pour protéger son entourage proche, la conception du fabuleux vivre-ensemble sont encensés. Et décorées du drapeau breton.

En attendant…

Marcus Graven

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