Après-midi de résistance à Brest

L’été a duré une bonne semaine sur le Finistère.

Depuis hier c’est terminé.

Ciel plombé. Pourvu que mon moral ne prenne la même teinte (même si je retourne dans le Sud dans quelques jours).

Je me suis garé près de la gare et ai marché jusqu’à la Place de la Liberté devant la mairie. J’ai reçu deux lieux de rendez-vous pour la manifestation contre la dictature sanitaire macronienne : la Place de la Liberté et la Place de Strasbourg.

J’ai choisi Liberté, un sujet d’actualité face au coup d’État sanitaire du 12 juillet.

Déception. Je compte un peu plus de deux cents personnes autour d’un stand de RéinfoCovid. Un vieux bonhomme tente de prendre la parole. La sono ne fonctionne pas. Un jeune type, en veste de treillis et jean fait le malin, en hurlant quelques conneries insignifiantes. Sa nana rigole.

Je quitte l’endroit pour la rue Jean-Jaurès, direction place de Strasbourg. La vraie manif descend. Des pétards. Des fumigènes.

Les drapeaux des patriotes et ceux des Bretons, des babas cools et des types en gabardine, des vieux et des jeunes. Une France unie contre les salopards et les imbéciles.

Des pancartes en carton proclament toutes la résistance contre ce gouvernement, le refus de céder au diktat sanitaire, le refus de la métamorphose de chacun en prétendu criminel…

La manifestation de trois ou quatre mille personnes – la sous-préfecture en dénombrera sans doute dix fois moins – parcourt la ville : Rue de Siam, arrêt devant Le Télégramme, un des pires PQ de la PQR, un politiquement correct humiliant à la lecture, un tel cirage des pompes gouvernementales qu’on hésite à utiliser les feuilles de ce quotidien pour éplucher les légumes de peur qu’elles n’en pourrissent de honte.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/pass-sanitaire/brest-plus-de-2-000-manifestants-contre-le-passe-sanitaire-et-la-vaccination-obligatoire-6f43a8ca-ec87-11eb-bcc8-d060f63909dc

La sous-préfecture : bien fermée.

Retour vers Siam, le marché couvert, le cinéma multiplex. Retour vers la place de la Liberté pour occuper les marches de la mairie socialo.

Si dans toutes les villes de France, il y a eu une foule aussi diverse que cet après-midi dans les rues du centre-ville de Brest, il nous est interdit de renoncer au combat. Nous allons gagner.

 

Marcus Graven

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