De la défaite de 40 à l’aplatissement de 2021 : quelques similitudes quand même…

Marguerite Yourcenar dans Souvenirs pieux, le premier tome de son autobiographique Labyrinthe du monde, écrit à propos de Saint Just, « ce qu’il préconise est ce que nous avons vu, jusqu’à la nausée, sévir et finalement faillir dans tous les régimes dits forts, l’habile entretien des soupçons qui favorise l’état de guerre, indispensable à son tour à la promulgation des mesures extrêmes, (…) les méthodes concentrationnaires tendant à l’avilissement et à la perte des ennemis du régime, le retrait des minces garanties qu’une société se donne contre sa propre injustice, accompagné de l’assurance, toujours acceptée des sots, que ces mesures odieuses sont des mesures utiles. »

L’habile entretien des soupçons envers les non vaccinés, les mesures extrêmes, les  méthodes concentrationnaires du confinement, l’avilissement des ennemis du régime chassés de toute vie sociale, une loi bientôt votée qui retirera toute garantie de lutte contre l’injustice et ce, avec l’acquiescement des sots…

Que changez par rapport à ce que nous constatons en ce mois de juillet 2021 ?

Dans C’était de Gaulle, Peyrefitte raconte que le Général n’avait guère d’admiration pour les journalistes : « Peyrefitte, disait-il, je vous supplie de ne pas traiter les journalistes avec trop de considération. Quand une difficulté surgit, il faut absolument que cette faune prenne le parti de l’étranger, contre le parti de la nation dont ils se prétendent pourtant les porte-parole. Impossible d’imaginer une pareille bassesse – et en même temps une pareille inconscience de la bassesse.

Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre. »

Comme chez Yourcenar, le constat de De Gaulle est d’actualité. Non seulement en ce qui concerne les journalistes, toujours en train de prendre parti contre le peuple des Gilets jaunes, contre le peuple face à l’islam conquérant, contre le peuple conscient de la dérive tyrannique imposant le passe sanitaire et le vaccin ARNm, mais aussi en ce qui concerne la bourgeoisie – aujourd’hui représentée par  l’oligarchie néo-libérale, les médias, l’AP-HP et ses clones, l’université, la Justice du mur des cons.

Toutes ces supposés élites prêtes à mettre le peuple à genou pour pouvoir aller au cinéma ou déjeuner en terrasse.

La défaite de 40, Pétain et Vichy, l’occupation allemande : la crise provoquée par le virus chinois ramène cette sinistre période au premier plan.

La caste qui nous gouverne et les petits marquis qui rêvent d’en être – là, je cible les hommes et les femmes que j’ai cru capables d’un minimum d’intelligence pour saisir que l’utilisation de l’étoile jaune était une mise en garde sur un avenir dystopique possible – ceux qui au lieu d’être au côté du peuple lui crachent dessus et flattent les bas instincts collabos – ne supportent pas la redution ad hitlerum et la comparaison avec la “période la plus sombre de notre histoire” dont ils se gargarisent pourtant quand il s’agit de dénoncer ce qu’ils appellent “l’extrême droite”.

Le danger totalitaire, la dictature sanitaire, les mesures qui ressemblent au plus près à celles prises contre les Juifs en 1942, la volonté de puissance de Macron et  de ses séides (Castex, Véran et compagnie), n’émeuvent pas ceux que nous pensions être idéologiquement proches.

Comme quoi, il est facile de lessiver très vite les esprits qui se prétendent résistants ou même simplement pertinents. Sous la mince pellicule de l’apparence, le néant de l’obéissance.

Où sont les Onfray, Goldanel, Élisabeth Lévy, Ménard, etc. ?

Ils bêlent avec la Macronie sur un variant qui semble si peu mortel que l’on ne parle plus de morts mais de cas positifs – qui augmentent normalement vu que bientôt il faudra un test PCR négatif pour entrer dans une pissotière.

(Notre 4e vague qui effraie tant Castex est la 3e au Royaume Uni)

Ressaisissez-vous !

En quoi le parallèle avec 1940 est-il dégueulasse quand un gouvernement menace ceux qui ne veulent pas servie de cobaye de perdre leur boulot, d’abîmer leur quotidien jusqu’à ce qu’ils cèdent, quand la censure est partout (Facebook, Twitter, médias mainstream) ?

« C’est ce que font les “dictatures” », écrit Philippe Landeux. La dictature macronienne se pense intelligente et subtile. Alors qu’elle n’est que cynisme, arrogance, violence qui n’a jamais cessé de monter en puissance.

Et vous, les prétendus esprits libres, vous entrez dans la combine, vous nous insultez comme les collabos ont insulté les Juifs et les résistants. Pire, vous faites de nous des antisémites. Comme le sont sans doute les Israéliens qui protestent contre de nouvelles restrictions.

Des juifs antisémites : vous êtes capables de tout.

De quel songe creux êtes-vous faits ?

Ce régime s’appuyant sur ses milices qui ont contrôlé les citoyens confinés avec la minutie crasse des imbéciles, qui ont tabassé, éborgné, déchiqueté des mains, défoncé des crânes, n’instaurerait donc pas une tyrannie si bien décrite par La Boétie ?

Vous voilà dans la servitude volontaire avec délectation, petits philosophes, petits commentateurs, petits avocats des plateaux télés. Vous êtes les petits hommes (et femmes) que méprisait Wilhelm Reich.

Méfiez-vous de ne pas accompagner Macron et sa bande sur le chemin de Coblence. Voire de Sigmaringen.

Marcus Graven

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