Puisque Bilger entend nous interdire l’usage de l’étoile jaune…

Le bruit des bottes cloutées martelant au pas de l’oie le bitume, écrasant les visages… la terreur.

Aujourd’hui, quatre-vingts ans après, l’histoire, comme souvent, balbutie.

Le bruit de bottes provient des milices macroniennes chargeant les manifestants contre le passe sanitaire, la fin de nos libertés de déplacement, de se nourrir, de se faire soigner, de se distraire.

En ce mois de juillet – mois très apprécié pour faire voter des lois scélérates – faire résonner dans les rues « Le passe ne passera pas », « À bas la dictature sanitaire », « Macron démission » suffit pour se faire tabasser par les forces du régime, de ramasser des coups de matraques ou de poings, d’être gazés.

En terminale, mon professeur d’histoire nous disait que si nous ne devions retenir qu’une date, nous devions garder celle du 30 janvier 1933.

Au risque de collectionner quelques points Godwin et de me faire taxer de pratiquant inculte de la redution ad hitlerum, ce 12 juillet 2012 mérite de s’inscrire dans le peu de mémoire dont est encore capable le peuple français.

Évidemment des imbéciles patentés à l’image de Bilger, le zozoteur de CNews, refusent de voir dans l’instauration de la dictature sanitaire la moindre ressemblance avec le régime de Vichy et l’occupation allemande.

« Parler de dictature sanitaire, oser des comparaisons indécentes, feindre d’oublier que les contraintes relèvent de l’intérêt général, nous entraînent sur des chemins aberrants, désespérants. Comme si on n’était pas capable dans notre pays de reléguer des arbitrages en l’occurrence vains et superfétatoires au nom de la seule exigence qui vaille, la santé de tous, pour retrouver le plus vite possible la normalité douce et active de la vie. La France semble condamnée à perpétuité à son lot d’irréductibles ne comprenant rien à rien, constituant leur ignorance et leurs soupçons en vérité révélée ; sommes-nous voués à demeurer en péril à cause de l’absolutisme sot d’une minorité ?

Comparer le passe sanitaire avec la Shoah était le comble de l’odieux, mais il y a mille degrés inférieurs qui autorisent les complotistes, les péremptoires, les frénétiques du préjugé, les amateurs arrogants, à s’ébattre dans le champ illimité de la crise sanitaire et de ses développements surprenants. Il n’empêche que mon inquiétude fondamentale est de voir, malgré la majorité de citoyens approuvant la politique sanitaire du gouvernement, le pays entrer encore plus en tension au point de se déchirer entre les légitimistes et une minorité ayant déjà commencé à manifester contre “la dictature sanitaire” si mal nommée.

La tragédie, c’est que la bêtise ou l’ignominie sont des blocs qu’on ne peut remettre sur le droit chemin. Il paraît qu’il faut convaincre et non contraindre. Mais quand on a usé longtemps, trop longtemps, de la carotte, le bâton est-il encore crédible ? », écrit-il dans Causeur.

Nous voilà donc sous la plume de Bilger : bêtes, ignobles, odieux, frénétiques du préjugé, arrogants, absolutistes sots… Un autre nous qualifie de « collabos du virus », mais ce pauvre type a laissé violé son fils par l’ordure Duhamel sans jamais oser lui couper les couilles.

En clair, l’utilisation de l’étoile de David sur fond jaune nous est interdite, elle est la propriété inaliénable de ceux qui refusent de voir que l’histoire bégaie sous nos yeux. Pourtant, ils ont eu les membres de leur famille interdits de restaurants, de bars, de théâtres, de cinéma, de marchés, de piscines, de plages, de musées, de bibliothèques, d’expositions, de camping, de parcs avec la 9e ordonnance du 8 juillet 1942, édictant des mesures à l’égard des Juifs.

Une discrimination entre les citoyens qui ressemble presque point par point avec celle du 8 juillet 1942, des interdictions qui font des non vaccinés des hommes, des femmes, des enfants aussi pestiférés que les Juifs.

Il est vrai que pour nous c’est beaucoup moins grave puisque nous sommes également interdits d’hôpitaux, de centres commerciaux et certainement licenciés en cas de refus tenace de subir les piquouzes du délire mondialiste.

Est-il aussi interdit de rappeler qu’en Israël, un des pays qui a le plus vacciné, le nombre de cas malgré les deux doses de Pfizer ne cesse d’augmenter? Que le Premier ministre songe à reconfiner la population ? Splendides résultats.

Quant aux intellectuels de la communauté héritière de l’étoile jaune, merci pour la solidarité avec ceux qui ne veulent pas servir de cobayes à Pfizer et Moderna.

À la lecture des réflexions d’un Bilger, j’aurais tendance à ricaner. Je suis heureux que mes grands-parents qui ont caché des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale ne voient pas le genre de remerciements dont le zozoteur est capable.

Je propose la création rapide d’un badge jaune avec en son centre l’image du coronavirus avec les mots “Non vacciné” (chaque personne étant un individu, je ne m’amuserai pas à colporter le délire de l’écriture inclusive ou de coincer entre des parenthèses un “e”).

Chaque jour, la propagande de la peur est remise sur le métier du virus chinois en l’habillant avant-hier d’un chapeau melon britannique, hier d’un sari indien mais en le baptisant de lettre grecque. De delta à oméga, l’OMS a de quoi pulvériser les cerveaux des plus inquiets d’entre nous.

Un badge pour montrer à la dictature sanitaire prête à saccager nos vies parce que nous refusons la peur panique moutonnière, pour montrer à certains que le courage aujourd’hui c’est oser s’opposer à la servitude volontaire, à la vaccination des enfants de 12 ans, que la liberté est un bien qui ne se brade pas au nom de la terreur de la propagande sanitaire.

À l’évidence, priver d’activités diverses, plaisantes, culturelles, conviviales, les opposants au vaccin était la meilleure des solutions“, dit Bilger. Croit-il vraiment que la vaccination permettra de revenir aux temps anciens ?

Toute liberté à laquelle on renonce est à jamais perdue.

Les fumées qui s’échappaient des fours d’Auschwitz devraient le lui rappeler.

Marcus Graven

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