Jacques Marilossian, encore un député LREM « remarquable »

Le 21 mai, sur CNews, le plateau de Morandini Live nous a révélé une énième carne LREM, le député Jacques Marilossian.

Marilossian est la preuve vivante qu’être diplômé de Centrale, de l’IEP Paris et de Panthéon-Sorbonne n’est pas un gage d’intelligence. À moins que pour devenir député LREM, il ait été obligé de faire don d’une quantité alarmante de neurones à son patron.

Thème du premier débat : Youssoupha.

Sont présents Morandini, Marilossian, Florian Philippot, Jean-Christophe Gallien, expert en communication et Gilane Barret, un nouvel éditorialiste CNews.

Marilossian refuse de comprendre que ce ne sont pas les paroles sans aucun relief de la chanson officielle de l’équipe de France de foot – Écris mon nom en bleu – qui sont en cause mais le Congolais qui les a composées et les chante.

Un certain Jean-Christophe Gallien, expert en communication, tente l’explication par le conflit de générations. Si l’on est contre Youssoupha comme le Rassemblement national par la voix de Jordan Bardella c’est que l’on ne saisit pas que la génération des joueurs de Deschamps et les jeunes sont fans du rappeur. Pour l’expert de plateau, cette musique dépasse les quartiers. Toute la France l’écoute, prétend-il d’un sourire béat. En clair, la jeunesse française s’identifie aux racailles musulmanes. Corollaire : l’équipe de France est un rassemblement de “cailleras muzz”. CQFD.

Gallien pense presque comme le délicat Youssoupha : « Il faut accepter de basculer dans l’autre société avec ces nouveaux Français, ces nouveaux Européens, ces nouvelles cultures. Jeanne d’Arc, Vercingétorix, Versailles, Daniel Guichard, c’est fait. Maintenant, on passe à autre chose. »

J’espère que parmi les neufs joueurs un peu de souche de la FFF sur les 26, il y en a deux ou trois qui sont plus Génération Identitaire que génération Youssoupha. Mais j’en doute.

Le conflit de générations n’entraînant pas une adhésion massive, Marilossian met sur le dos du RN la création de cette polémique. Pour le député macroniste, l’homme qui souhaite que sa « semence de nègre fout(e) en cloque cette chienne de Marine Le Pen », le type à gueule de résidu de fausse couche qui met « un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Éric Zemmour », le triste sire qui envoyait en 2011 Laurent Blanc et la FFF se faire enculer, le bouffeur de mots qui éructe « J’fais plus confiance à la France / Elle nous accuse d’être dissipés mais ses dés/ Étaient pipés d’avance / Et j’m’en tape de tous ces rappels à l’ordre, /bientôt j’me taille au bled dépenser l’argent de tes allocs», est admirable, une grande conscience universelle..

Rien ne dérange le député des Hauts-de-Seine dans le personnage.

« Youssoupha est libre d’écrire ce qu’il veut, c’est la liberté d’expression », dit-il. Il le compare à Brassens et son gorille. Sauf que là, on voit à peu près qui est le gorille. Quant à Marine Le Pen, elle ne doit pas se sentir insultée par le mot “chienne” parce qu’elle n’est pas une femme mais un leader politique. En ce qui concerne Zemmour, Marilossian rappelle la défaite du polémiste en appel contre le “Congo-laid”, (liberté artistique du mot-valise). Donc il n’a plus qu’à fermer sa gueule de facho.

Gilane Barret, bonhomme sorti tout droit d’une cabine de bronzage, ancien d’Ado FN, de France 2 et de BFM, est un athlète du mainstream médiatique. Il épaule Marilossian : s’il y a du bruit autour de cette chanson c’est la faute de l’extrême droâââte. Il en profite pour envoyer quelques fléchettes à Florian Philippot sur son passé de frontiste. Philippot sent le poids du sparadrap du capitaine Haddock au bout de ses doigts et se rebiffe.

Gilane ferait un excellent inquisiteur. Plutôt Gillette que Gilane d’ailleurs tant il aimerait raser au plus près les têtes du RN et celle de l’ancien compagnon de route de Marine Le Pen. Tout ceux qui parlent de nation, de souveraineté, de libertés, de France, semble l’insupporter. Il doit faire partie du recrutement CNews pour que l’étiquette Fox News à la française ne lui colle pas trop à la peau.

Morandini lance quelques images d’une autre vedette LREM, la ministricule chargée des sports, Roxana Maracineanu. Sans surprise, elle accuse Jordan Bardella d’en vouloir à Youssoupha parce que l’artiste lutte contre le racisme, la haine, la violence alors que lui est l’incarnation de ces maux.

Maracineanu devrait sortir de la piscine politique avant que son QI n’atteigne les hauteurs de celui d’une méduse.

Sur le thème suivant, le retour de Benzema en équipe de France, Philippot est plutôt médiocre.

En résumé, pour lui, si Benzema est bon, on peut lui pardonner beaucoup, Deschamps a raison de le réintégrer et tant pis s’il fout le bordel dans le vestiaire et exploite quelques sextapes que les imbéciles grisâtres de l’affiche ne manqueront pas de tourner avec quelques pétasses. Mais le patron des Patriotes aimerait quand même que Benzema chante La Marseillaise.

Aussitôt Jacques Marilossian répond présent : si le joueur ne chante pas l’hymne national c’est parce que les paroles sont trop guerrières. Lui-même, quand il entend « qu’un sang impur abreuve nos sillons » est choqué. Rappelons qu’il ne l’est pas quand Youssoupha voit en Marine Le Pen une chienne, autrement dit une pute.

Et d’enchaîner, il n’entonne pas toujours La Marseillaise durant les cérémonies du 8 mai et du 11 novembre. Ça se comprend, il n’est que membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées à l’Assemblée.

J’espère que la prochaine fois qu’il se pointera devant des militaires, ils lui imprimeront l’hymne national à grands coups de pompes dans le cul.

Et voici, par l’intermédiaire de Skype, Jean-Philippe Bouchard, ancien du journal L’Équipe, journaliste pour qui sans les bad boys le football ne serait qu’« un récital organisé qui ne déraperait jamais ». Il tresse des lauriers à Benzema, le métamorphose en meilleur joueur du monde. Normal, question petite racaille, Karim est une vedette et Bouchard aime les mauvais garçons. Il fait semblant de croire que le retour, sous le maillot tricolore, de l’homme qui préfère l’Algérie à la France, l’est pour des raisons uniquement sportives. Le sport, seulement le sport.

N’importe quel cerveau un tant soit peu structuré pense absolument le contraire : Macron pour des raisons électorales a transformé l’équipe de Deschamps en instrument du vivre-ensemble, en sirop pour calmer les islamo-racailles des territoires perdus, en godemichet pour empapaouter la France périphérique.

Bouchard accrédite la thèse du refus de Benzema de chanter La Marseillaise à cause de la haine véhiculée par ses paroles. Il est vrai que l’hymne algérien est beaucoup plus doux avec ses revendications scandées “au rythme des canons/ Et martelées à la cadence des mitrailleuses, (…), Ô France ! voici venu le jour où il te faut rendre des comptes ». Que des gentillesses sur notre pays !

En ce qui me concerne, la prochaine coupe d’Europe de “footage” de gueule ne m’intéresse pas. Je n’écrirai les noms des Charlots ni en bleu ni en black ni en beur. Je ne gaspillerai pas une seconde de ma vie à les regarder jouer à la baballe.

Quand Morandini et Philippot se moquent de lui, Jacques Marilossian croit qu’en imitant la colère, on prouve sa bonne foi. Ce type est une lavette, un des pathétiques missi dominici de Macron.

Mais les Français auront-ils le courage de jeter par-dessus bord les imbéciles patentés et faux-jetons de la Macronie en 2022 ? Rien n’est moins sûr.

Marcus Graven

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