Agression du couple Tapie: quelles leçons en tirer?

Coups de poings, coups de matraque, grandes claques dans la gueule, l’agression de Bernard et Dominique Tapie n’émeut pas toute la France. Il y a ceux qui le soutiennent, ceux qui parlent d’un retour de boomerang et, dans les banlieues, sans doute ceux qui admirent l’exploit des pilleurs.

Tapie qui s’est toujours rangé du côté des racailles, Tapie l’immigrationniste, Tapie le ministre de la Ville (autrement dit le ministre des quartiers pourris par les trafics, l’immigration, l’islamisme dans lesquels les politicards déversent régulièrement des millions d’euros pour calmer les prédateurs), Tapie qui traitait de salauds ceux qui votaient pour le Front National a pensé que cela le protégerait des vrais salauds – en la matière, trois Noirs et un Maghrébin.

Dans les mots que Tapie a adressés à ses agresseurs : « J’vous ai toujours défendus,  j’ai pris votre parti », se trouve la justification de la protection de la canaille par les élites : elles croient qu’en vantant le vivre-ensemble avec l’Autre, elles protègent leur fondement d’une pénétration (psychique ou pas) qui a déjà abîmé plus d’un Français.

Tapie a été vite détrompé. « Va te faire enculer, ce temps-là est mort », lui a répondu un de ses tortionnaires.

En effet, ce temps-là, comme le dirait Sibeth Ndiaye, « is dead ». Mais pas de faire-part, pas de médiatisation. Une soigneuse conservation sous silence de la part des journaleux et des politicards. Ne pas effrayer la populace. Ne pas lui donner de mauvaises idées.

Les élites devraient méditer la parole de l’agresseur de Tapie : « Ce temps-là est mort. »

La France des nantis, la France des donneurs de leçons, la France des quartiers protégés – j’ai découvert certaines de ces zones dans le sud en y voyageant l’été dernier, des appartements parisiens sous surveillance permanente se permet de parler d’un sentiment d’insécurité quand une adolescente blanche est violée par une meute de fauves, quand un jeune homme blanc est tué à coups de pied et de poing par une horde sauvage doit maintenant se méfier de son sentiment de sécurité, de sa croyance d’être hors d’atteinte, intouchable.

« Pas nous ! Pas nous ! », commence-t-on à pleurnicher dans la France d’en haut.

L’Autre a ouvert la chasse aux Panoupanous.

Tapie est dans le tableau.

Presque 80 ans, rongé par le cancer, grande gueule quand il s’agit de jouer contre ce qu’il travestit en extrême-droite, en fachosphère, en néo-nazis, mais surpris que les voyous qui le massacrent ne soient par des représentants des “heures sombres de notre histoire”.

Et qu’en pense Dominique Tapie, 71 ans, l’épouse qui hurlait de douleur dans la pièce d’à côté sous les coups des fils ou des petits-fils des protégés de son cher et tendre ?

Évidemment, on peut s’émouvoir de ce qui est arrivé au couple Tapie. Mais des dizaines d’agressions souvent plus violentes et sans aucune raison qu’un prétendu mauvais regard ou le refus d’une cigarette ont lieu chaque jour en France. Et ceux qui les subissent n’ont pas une Rolex à offrir aux conquérants et aucune tribune pour s’épancher. Ils n’ont que le regard méprisant des politicards, des journaleux et du ministre de la Justice comme récompense.

Si Tapie pouvait, à la fin de sa vie, parce qu’il a partagé pendant quelques minutes ce que vivent les Français envahis, remplacés – en plus d’être confinés – les soutenir, il cesserait d’être un marchand de… tapis et rejoindrait la France reniée par la nomemklatura.

Marcus Graven

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