Xavier Bertrand, candidat en 2022, « par devoir » (interdiction de rire)

Sur le site du Point, Xavier Bertrand a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2022. Rien de nouveau sous le soleil – dès août 2020, il déclarait qu’il se préparait à la mère de toutes les batailles électorales.

 

L’homme que certains trouvent particulièrement ectoplasmique est décrit en ces termes par Thomas Joly, président du Parti de la France (PdF) : « Franc-maçon notoire, euro-mondialiste acharné, ennemi viscéral de la droite nationale, Xavier Bertrand est une sorte d’antifa en costume. Cet individu ne représente en aucun cas une alternative à Emmanuel Macron dont il partage l’idéologie cosmopolite. »

Et voici ce qu’en dit Bruno Hirout, secrétaire général du PdF : « J’ai connu Xavier Bertrand, il y a bien longtemps, même en interne c’était un robinet d’eau tiède européiste béat et adepte de la langue de bois. Que cet homme puisse être considéré comme un chef d’État potentiel en dit beaucoup sur la volonté de transformer la France en un gigantesque safe space lisse, fade et chloroformé. »

 

Bertrand a quitté les starting blocks avec dans les oreilles l’avertissement de Sarkozy : « Si à l’automne t’es pas au-delà des 18 %, c’est foutu ». Alors il vient de démarrer la course en espérant distancer Pécresse, Retailleau, Wauquiez, Barnier.

Il a d’ailleurs, en lançant : « Je ne souhaite pas m’inscrire dans la logique d’un seul parti », prévenu ses camarades de LR qu’il ne participerait pas à des primaires.

 

Ancien ministre de Chirac et Sarkozy (Santé et Travail), président de la région des Hauts-de-France grâce au désistement des socialistes en sa faveur, Bertrand justifie sa candidature par son « devoir de battre Marine Le Pen et de tout faire pour rassembler les Français ».

Dans les sondages où, pour l’instant, il plafonne à 14 % au premier tour, il est meilleur que Macron contre Marine Le Pen au second round. Il obtiendrait 57 % des suffrages alors que l’actuel locataire de l’Élysée est dans la zone dangereuse des 53 %.

Pour les socialistes et les écolos dont respectivement 55 % et 41 % lui apporteraient leur soutien, il est le dernier représentant crédible du front républicain pour faire barrage etc.

 

Reste le cas Édouard Philippe dont les équipes commencent à battre la campagne au cas où…

Et l’on peut parier que si, après des sondages catastrophiques, le petit garçon de Brizitte était désactivé par l’État profond français, les proches de Macron rallieraient en masse Édouard Philippe, l’homme à la barbe de moufette qui nous a imposé les 80 km/h.

Les Français avec leur mémoire de méduse le plébiscitent déjà dans les conversations privées.

Et Le Drian a acheté une nouvelle brosse à reluire.

 

De toute manière, nous aurions, que ce soit Bertrand ou Philippe, la même politique que celle de Macron, avec peut-être un caractère moins brouillon et infantile, mais avec le même européisme, la même collaboration avec l’islam, la même mollesse face à l’immigration, la même litanie de bobards sur le redressement du pays, le vivre-ensemble et autre fadaises…

 

Bertrand, bâtisseur d’une France nouvelle ?

C’est aussi crédible que Macron en Rambo.

Mais, au regard de la dégringolade de la qualité des Présidents français depuis de Gaulle, il a toutes ses chances, l’ancien agent d’assurance…

… à la vie sentimentale mouvementée.

Marcus Graven

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