Pour abattre le restaurateur de Nice, ils lui font le coup du clandestin

Depuis que les Français qui pensent combattre notre gouvernement d’incapables ont appris que la milice du régime avait trouvé un clandestin dans les cuisines du Poppies à Nice, ils sont passés dans l’autre camp. Et les mots sont durs : Christophe Wilson n’est plus un résistant appelant à la désobéissance civile, mais un négrier. Une hargne pathétique.

Le gouvernement doit jouir – peut-être à la Griveaux – d’entendre ou de lire le flot acide qui se déverse sur le restaurateur niçois et sur sa profession. Voilà que dans les restaurants de France et de Navarre, on ne bouffe que des plats surgelés, que l’accueil y est pourri, que les employés sont des esclaves dont les heures supplémentaires ne sont pas payées… Sans oublier, la baisse de la TVA non répercutée sur les prix et les emplois promis mais jamais créés.

Et la faute suprême, la faute rédhibitoire : la présence d’un clandestin aux fourneaux (ou à la vaisselle).

Certes, si cette présence est avérée, soit il s’agit d’une grosse connerie – pour ne pas être plus méchant – soit M. Wilson, de confinement en couvre-feu, est tellement dans la merde qu’il n’a pu faire autrement.

Pour ma part, je vois dans la révélation d’un corps allogène dans le local du Poppies, une des manœuvres préférées des autorités.

Parmi ces manœuvres, allumer un contre-feu dès qu’un événement gêne. Après un énième attentat musulman, on activera un acte dit “islamophobe” pour chasser le premier de l’actualité. Et la presse sous perfusion se précipitera dessus pour que l’État ne puisse douter de sa collaboration. Une tête de cochon devant une mosquée contre la tête de Samuel Paty devant son collège.

Avec le cas du restaurateur niçois, la stratégie est sensiblement identique.

Il s’agit d’apporter un petit supplément d’information pour dénaturer le fait de départ.

L’oiseau migrateur devant les fourneaux pour ne plus parler de l’appel à la désobéissance civile, ne plus entendre la scansion du mot “Liberté” par les clients.

Pour Yuriy, la même tactique a été employée. On apprend qu’il avait un tournevis dans la poche. Et les petites cervelles bien formatées de voir dans ce gamin de 15 ans, massacré par une meute d’animaux sauvages, le coupable de sa propre agression. Oubliés les multiples coups de marteaux, les fractures du crâne, les os brisés.

La réalité de l’événement originel est couverte par une information qui permet de gommer l’importance du fait de départ.

Les autorités qui sentent la colère s’insinuer doucement dans les esprits à l’annonce d’un troisième confinement, ne voulant pas que la désobéissance civile gagne les cœurs, utilise la vieille ficelle des magiciens : mettre en évidence l’anodin pour que le (télé)spectateur ne voie pas l’essentiel.

Le clandestin pour abattre le restaurateur.

Réussir à désigner Christophe Wilson à la vindicte des anti-immigrationnistes pour qu’ils oublient leur molle tentation de révolte de confinés ! Bien joué.

Mais qui sont les principaux pourvoyeurs en “migrants sans papiers” du pays ?

Qui refuse que l’on entrave leur entrée en France, allant jusqu’à poursuivre Génération Identitaire pour avoir osé mettre en évidence les carences de l’État en matière de contrôle des frontières ?

Qui décore le “grand” passeur de la région niçoise, Cédric Herrou? Qui loue son action au nom d’un “devoir de fraternité” ?

Qui verse des aides à SOS Méditerranée pour aller récupérer des migrants à quelques milles marins des côtes libyennes pour que l’État les déverse ensuite dans nos ports, nos villes et nos campagnes ?

Qui fait une politique de Grand Remplacement ? Les maires de Grenoble, Rennes, Nantes, les régions Bretagne et Occitanie, le Conseil constitutionnel ? Ou bien M. Wilson et les restaurateurs ?

Chaque fois qu’un événement risque d’enflammer la France, l’État et ses complices (grandes villes, régions, conseils) le couvrent par un autre. Et ça marche. La plupart des Français participent à ce jeu servile.

Croire encore aux informations que communique l’État (je rappelle que dans communique, il y a nique), c’est accepter de la prendre bien profond et en souriant.

Depuis des mois, le gouvernement et ses médias baisent les Français. Du masque au vaccin, c’est une interminable séance entre passifs et actifs.

Si beaucoup paraissent apprécier cette manœuvre, ce n’est pas mon cas.

Au lieu d’avoir des convictions en guimauve : “horreur ! il y avait un clando en cuisine, faute gravissime qui dédouane Macron et ses complices” ; “horreur ! un cluster de plus, que fera le restaurateur quand ses clients seront en réa ?” ; ne faudrait-il pas plutôt s’intéresser à la manière dont ce gouvernement abaisse, truque, voile, ment sans vergogne ?

La désobéissance civile ne fonctionne que si les citoyens prennent la défense des dissidents face à l’État répressif.

C’est mal parti dans ce pays.

Christophe Wilson n’a pas ouvert un de ces restaurants clandestins dans lesquels, dit-on, la faune médiatico-sanitaro-politicarde au pouvoir se rend tous les soirs. Il a agi à visage découvert.

Marcus Graven

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