Nouvelle-Calédonie : déshonneur et soumission

 

En Nouvelle-Calédonie, malgré une vie presque normale en cette époque de totalitarisme sanitaire en Occident, l’année 2021 s’annonce comme la dernière avant le totalitarisme kanak.

Comme d’habitude la classe politique loyaliste n’a rien compris. Voici ce qu’écrit l’un d’eux – et ce n’est sans doute pas le pire – sur sa page Facebook après le naufrage de l’usine de traitement du nickel Vale sous les coups de boutoir du kanakysme :

« Messieurs les indépendantistes, commençons par respecter les entreprises qui payent pour notre protection sociale !

Alors que les indépendantistes réclament plus d’impôts pour régler les problèmes budgétaires de la Nouvelle-Calédonie, il faut leur rappeler que la première des bonnes mesures c’est déjà d’arrêter de vouloir tuer les usines qui payent des salaires, cotisent fortement à la CAFAT, et font travailler des milliers de salariés chez leurs sous-traitants.

Rien que les versements directs de Vale à la CAFAT ce sont 2,6 milliards de cotisations annuelles à la CAFAT.

Qui paiera si l’ICAN et le FLNKS détruisent l’usine du sud ?

Comment ferons-nous s’ils détruisent aussi la SLN à force de bloquer les mines ?

Aucune doctrine politique, aucun projet nationaliste ne peuvent justifier de mettre en danger des milliers d’emplois de Calédoniens, et de mettre à terre notre système de protection sociale qui bénéficie à tous. »

Ce à quoi, un Kanak indépendantiste lui répond :

« Bah nous on est trankil chez nous on cultive on chasse et on pêche on a rien a branler des arrivistes comme vous on a rien a perdre de ce qui est materiel »

Après déchiffrage : “Va te faire foutre, enculé de Blanc !”

Ce qui est désolant dans l’intervention de cet élu loyaliste c’est la pauvreté de ses arguments. Il se cantonne au seul domaine où il est (peut-être) bon : la logique économique et budgétaire de la situation calédonienne.

Mais il y a longtemps que le problème n’est plus là.

Depuis plus de trente ans, les indépendantistes kanaks ont balayé le bien-être de la population au nom d’une logique identitaire, nationaliste, raciste. Dans ce combat entre la logique économique et la logique identitaire, la première n’a aucune chance de l’emporter. La soif de pouvoir, de domination, d’asservissement des non-Kanaks par les Kanaks, l’envie de s’approprier les biens des anti-indépendantistes sont des moteurs bien plus puissants que les démonstrations de ruine future de l’archipel.

Le retour à l’âge de pierre, au crachat dans l’œil en guise de collyre, aux scarifications avec des bambous pour soigner un cancer, ne font pas peur aux Kanaks.

Après tant d’années de bêtises loyalistes : serrement de mains entre Lafleur et Tjibaou, signature d’accords (Matignon, 1988 – Nouméa, 1998) privilégiant systématiquement le camp indépendantiste (trois provinces dont deux kanakes vivant sur le dos de la troisième, clé de répartition inégalitaire, injustice fiscale sous prétexte de rééquilibrage, négation de la démocratie avec un apartheid électoral jamais vu…), montée du drapeau “kanabisé” par Pierre Frogier (un soi-disant élu loyaliste qui ne sera jamais jugé pour son forfait) à hauteur du drapeau bleu-blanc-rouge…), après toutes ces conneries, les dés idéologiques, politiques, ethniques, nationalistes, racistes pipés sont jetés.

Au cours des dernières semaines de 2020, les indépendantistes se sont attaqués au dernier carré loyaliste, Nouméa, la SLN (Société Le Nickel) et l’usine Vale du Sud.

Malgré quelques réactions face à la poussée de la racaille indépendantiste à Païta, Mont-Dore, Bourail, les pro-Français ont perdu la partie. Ils n’ont pas été aidés par leurs politicards qui se sont dépêchés d’annihiler toute résistance. Ressassant l’Accord de Nouméa comme un mauvais mantra, ils ont demandé à leurs électeurs de courber l’échine une fois de plus.

La Calédonie est au bout du chemin. Devant le désarmement physique et moral des anti-indépendantistes par leurs politiciens à la petite semaine, la Calédonie n’est plus. Elle est déjà Kanaky.

Depuis 1981, toutes les concessions possibles et imaginables ont été faites aux indépendantistes. En échange, ceux-ci n’en ont fait aucune aux Loyalistes.

Les Kanaks avec le soutien des gouvernements français dont on ne dira jamais assez la complicité avec les indépendantistes sont les vainqueurs sans que, dans ce dernier assaut, il n’y ait eu un seul mort.

Félicitations !

L’Accord de Nouméa devait s’achever au plus tard en 2018. Mais avec la complicité passive des tocards loyalistes et de l’État français, les indépendantistes kanaks ont continué à l’utiliser pour avancer leurs pions dont l’un des derniers (mise à mort de l’usine du Sud) n’est pas le moindre. Pétochards et foireux, les leaders loyalistes ont fait les autruches, tête dans le sable économique et cul en l’air devant la volonté kanake.

Cette soumission continue alors que les patrons de la future Kanaky ne cessent de clamer qu’ils ne veulent plus discuter avec les Loyalistes.

Il faudrait brûler définitivement l’Accord de Nouméa, sa logique suicidaire pour les anti-indépendantistes, son fonctionnement quotidien dont, au terme de chaque journée, on peut compter les petites lâchetés loyalistes grâce auxquelles les indépendantistes se voient, avec raison, comme les rois du “maaande”.

Il faudrait reprendre l’initiative, se montrer ferme avec l’État français toujours prêt à un compromis de plus avec la Kanaky du futur.

Mais nous sommes dans la vingt-cinquième heure.

Et nous savons pour qui sonne le glas.

Les Calédoniens réalisent bien tardivement que leurs politicards les ont endormis (souvent en étant complices de cet endormissement). Ils ont maintenant la vérité du terrain sous les yeux.

Le déshonneur et la soumission.

Marcus Graven

1 Commentaire

  1. Enfin un rapport tout à fait objectif de la triste réalité.
    Il aurait été bien, pour le lecteur qui ne vit pas en NC de parler des passe-droits réservés aux kanaks, des discriminations (emplois- vote…) d’un racisme de plus en plus pesant, des vols. etc… dont souffrent de nombreux non kanaks. Merci

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