Castex, acronyme de “Castatrophe exceptionnelle”

Jean Castex nous a régalés d’un de ces discours dont l’énarchie a le secret : parler pour ne rien dire.

Il a péroré, raide comme un corbeau empaillé derrière son micro, pendant qu’à ses côtés, un sémaphore habillé de noir attirait l’œil (des sourds ça va de soi).

Comme à l’accoutumée, il s’agissait de ne rien laisser paraître des déficiences du gouvernement, de son manque d’imagination dans la gestion du virus chinois, de ses décisions primesautières, de ses incohérences.

Le Premier ministre, sinistre père sévère, a entrouvert un vasistas d’espoir aux petits commerçants : ils pourront peut-être ouvrir leurs boutiques début décembre si les Français sont gentils, et obéissent à Papa sans rechigner.

Pour le reste, rien ne change. Nous sommes toujours avec une bride – Castex dit ne pas vouloir la lâcher aux Français – longue d’un kilomètre autour de notre domicile et l’obligation de nous signer une autorisation de sortie. La France est un des rares pays encore un peu démocratiques qui exige, sous peine d’une amende de 135 €, que l’on s’autorise à mettre un pied hors de chez soi. Le gouvernement se vante d’en avoir déjà collé plus de cent mille.

Mais monsieur Castex nous l’assure : « L’ennemi n’est pas le gouvernement mais le virus. »

Nouvelle injonction contradictoire ?

Le gouvernement infantilise les citoyens avec des attestations stupides, le Premier ministre compare le peuple a du bétail qu’il faut avoir en permanence à l’œil, mais le gouvernement n’est pas l’ennemi.

S’il l’était, qu’est-ce que ça serait ?

Il y aurait certainement des contrôles permanents – nos papiers seraient examinés deux fois en cinq minutes par la gendarmerie dans une petite commune bretonne lors d’une promenade dans la ville natale de Jean-Michel Caradec. Il y aurait des menaces pour faire taire la minuscule opposition médicale à la terreur sanitaire – un médecin de réputation mondiale pourrait être taxé de charlatanisme, d’autres menacés d’interdiction d’exercer par l’Ordre des médecins. Les fêtes de Noël et du Jour de l’An pourraient être réduites à néant par le ministère de la Peur. Les médias pourraient être la voix du gouvernement, hypnotisant les Français avec leur danse macabre perpétuelle de “la Covid”. La critique serait muselée, des films documentaires détruits par l’ensemble de la presse parce que marqués au fer rouge du complotisme par Le Monde et Libération. Des miliciens pourraient patrouiller dans les supermarchés pour vérifier que les rayons de produits non essentiels comme les slips et les chaussettes sont bien été bâillonnés à la Rubalise (la bonne occasion serait aussitôt saisie par la grande distribution – Leclerc, Casino, Carrefour – pour mettre une partie de leurs employés en chômage partiel).

Heureusement nous n’en sommes pas là. Le gouvernement n’est pas l’ennemi des Français.

Castex semble être l’acronyme de “castatrophe exceptionnelle”.

Sa méthode est la punition universelle. La série Confinement dont il est un des réalisateurs connaîtra sans doute encore plusieurs saisons. Par manque d’inspiration, l’histoire est certes un peu répétitive, mais France Télévisions ne sait pas faire mieux. Et le “Castring” n’est pas très bon.

Si les portes des commerces s’entrebâilleront peut-être début décembre, celles des restaurants, des bars, des salles de sport demeureront closes.

Jean Castex, comme son seigneur et maître Macron, a pour principal axe politique le mépris des Français.

Ceux-ci se révolteront-ils un jour ?

Marcus Graven

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