Cinq ans après le Bataclan : résilience, un mot insupportable

Il y a cinq ans, une tuerie de masse avait lieu au Bataclan.

Les tueurs étaient des musulmans qui œuvraient à la mise en pratique des paroles de leur prophète : ils massacraient du mécréant.

La réponse de notre pays fut des bougies, des peluches, des fleurs, des « Vous n’aurez pas ma haine» et un mot qui depuis a fait florès : résilience (du latin resilio, rebondir). Macron l’a substitué au mot “résistance” lors de la commémoration du cinquantième anniversaire de la mort du Général de Gaulle, ce 9 novembre.

Son inventeur est un psychanalyste médiatique qui fit partie de la Commission Attali pour la libération de la croissance française (2007-2010) : Boris Cyrulnik.

La résilience est peut-être un concept intelligent et nécessaire quand il s’agit d’individus dont la vie a été fracassée et qui ne se contentent pas de survivre après ce chaos intime, mais veulent se redresser et vivre. Par contre, appliqué à la société française, au peuple français subissant les assauts des assassins islamiques et celui du virus chinois, il prend un tout autre sens.

Il est, non une qualité morale, mais synonyme de lâcheté, d’aveuglement, de refus de voir le réel et de le dire. C’est le baume lexical des êtres qui préfèrent se croire mentalement costauds mais qui savent au fond d’eux-mêmes qu’ils ne sont que des larves en panique.

Il est utilisé pour faire le procès de ceux qui désirent réagir face aux périls. Il permet de les traiter de complotistes, de “déplorables”, de fachos, de racistes, d’islamophobes…

L’État adore l’employer pour masquer son incapacité à protéger les citoyens. La résilience est une supercherie pour éviter les questions dangereuses sur les carences des politiques, leur impéritie ou leur volonté de transformer notre monde, d’assurer notre sécurité face à l’islam conquérant et à la pandémie.

Il dit le manque de courage.

Il est une excuse pour ne pas bouger, rester tranquille après chaque attentat, ne pas s’offusquer de la disparition de nos libertés fondamentales.

Il oblitère le désir de venger la mort des siens sous les balles des serviteurs zélés d’Allah, de se lever comme Patrick Jardin pour la mémoire de sa fille tombée au Bataclan, de réagir quand on reçoit une amende pour s’être aventuré à plus d’un kilomètre de chez soi ou s’être glissé dans un salon de coiffure par l’arrière-boutique pour une coupe.

Il n’est pas un rebondissement de l’âme, mais son aplatissement.

Il tue l’esprit.

Christophe Boutin sur le site Atlantico : « Mais on ne peut limiter une politique publique au fait de se féliciter du fait que, catastrophe après catastrophe, notre nation trouve ces ressources insoupçonnées pour remonter la pente. Imaginons un état-major qui, défaite après défaite, se féliciterait seulement de ce que, courageusement, les débris des bataillons décimés acceptent à nouveau de former les rangs, et qui, incapable de comprendre ses échecs, les engagerait dans un nouveau piège pour connaître un nouveau désastre. Or celui qui ne tire pas les leçons de ce qui a conduit à l’abîme, celui qui n’en nomme pas les causes, s’expose à en reproduire indéfiniment, à quelques variantes près, les mêmes effets. Et qu’il ait ensuite l’audace, un sourire ému aux lèvres et la larme à l’œil, de se féliciter de ce qu’une nouvelle fois la nation résiliente vienne corriger ses erreurs peut sembler un peu fort de café. »

Erreur. Le gouvernement et le Conseil de défense se félicitent de réussir à soumettre le peuple français, à annihiler toute rébellion grâce à l’utilisation de la résilience.

Les médias et le gouvernement (on ne sait plus qui est inféodé à qui) insufflent aux Français ce charme de la démission face aux événements tout en se croyant admirable.

C’est une perversité qui lui permet de combattre toute velléité de vengeance envers l’islam, ses imams hurleurs de mort, ses mosquées nids de haine, ses combattants qui massacrent à la kalachnikov, qui décapitent, qui poignardent, qui fauchent les piétons… Une perversité qui aide les responsables à échapper à la colère de ceux qui perçoivent la gestion lamentable – ou sciemment criminelle – face au fléau viral venu de Wuhan.

Résilience est un mot à bannir de notre vocabulaire.

Marcus Graven

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