La feuille de température de notre époque

Paul Morand disait que les romanciers devaient concevoir leur œuvre comme des « feuilles de température » de l’époque.

Quelle serait la feuille de la nôtre ?

Port du masque, contrôle policier comme dans les dictatures avec lesquelles on nous faisait peur dans les années 60-70 (Grèce, Chili…), interdiction de manifester :

https://twitter.com/ClementLanot/status/1324708933076946945?fbclid=IwAR1b0t718HnxKq-SS02ukgl_1WrGVCmTyHmd2AAyJ7IGjMhIN95pGisIqfA

En sept ou huit mois, rien n’a changé. Les pandores sont toujours aussi lamentables, les médecins médiatiques toujours dans l’outrance (Blachier, faux médecin mais vrai communicant, préconise dans l’émission d’Hanouna, une amende de 10 000 € à ceux qui ne respectent pas le confinement).

Des séries comme Counterpart et La Valla (L’autre côté) effleurent par la dystopie le thème d’un monde ravagé par une pandémie, l’établissement d’une dictature, un univers de mesures policières et sanitaires très contraignantes, de pays où les malades et les récalcitrants n’ont plus leur place, où la recherche d’un vaccin s’effectue à n’importe quel prix.

Il faudrait décrypter avec une distance à la Houellebecq notre vie actuelle dans la France du virus chinois et du terrorisme islamique, la France avec un président marié à une femme qui pourrait être sa mère, décortiquer son discours contre la nation, la souveraineté, soudainement revisité avec la sincérité d’un tueur en série. Décrire avec la plume de Philippe Murray la réalité de notre monde fait de niaiseries sur l’islam, d’émotions à grand renfort de bougies, de peluches et de fleurs, de propos moraux. Un Orwell pour disséquer la peur fertilisée en continu par les images de malades en réanimation, de discours terrorisant la population, de ministres déclamant des mensonges en novlangue. Un Philip K. Dick pour démonter ce simulacre de réel construit par la propagande des chaînes d’informations, simulacre devenu la seule réalité. Une réalité fluctuante, illogique. Une réalité qui varie sans cesse.

Le port du masque aujourd’hui imposé aux enfants de 6 ans a d’abord été jugé inutile, même interdit d’achat dans les pharmacies, si difficile à mettre que Sibeth n’y arrivait pas. Maintenant, des médecins parlent sans humour que nous devrions être obligés de le porter 24 heures sur 24.

La comptabilisation des dégâts du virus chinois a, elle aussi, beaucoup varié au fil des semaines. Du nombre de décès, on est passé au nombre de cas en ayant transité par le nombre d’hospitalisés.

En cette fin 2020, la réalité n’est plus le réel.

Les trompe-l’œil sont les seuls paysages que nous sommes sommés de regarder.

Pour imposer sa politique, le gouvernement et ses relais s’appuient sur la dissonance cognitive.

Il s’agit de mettre sous tension le mental des individus en faisant s’affronter en eux ce qu’ils voient et ce que les médias leur disent de voir, ce qu’ils croient et ce que les médecins des plateaux télés veulent qu’ils croient, ce qu’ils ressentent et ce que les politicards leur affirment qu’ils doivent ressentir.

Les descriptions des malades en réanimation (sans dire quel type de malades est camouflé sous le floutage des visages, derrière le personnel soignant habillé en spationautes et l’amoncellement d’appareils), un traitement à l’hydroxychloroquine, semble-t-il efficace, interdit après une étude bidonnée parue dans The Lancet, des morts peut-être porteurs du virus de Wuhan mais décédés d’un cancer, d’un AVC, d’une rupture d’anévrisme, de la fièvre jaune amalgamés à ceux qui ont fermé les yeux à cause du virus chinois, inondent les cerveaux de perceptions qui s’entrechoquent. Le résultat final est l’affaiblissement critique.

Il faut des morts et des morts pour alimenter la terreur, pour, au nom de la crise sanitaire, empêcher de penser, pour imposer une fiction en tant qu’unique réalité, pour anéantir les libertés, les codes, les lois protégeant les citoyens.

Demain, c’est-à-dire dans les mois qui viennent, le vaccin sera sans doute obligatoire pour sortir de chez soi.

Comme l’a analysé Naomi Klein dans La Stratégie du choc, les crises sont des opportunités pour changer beaucoup plus rapidement les sociétés que la lente pente du temps ne le permet.

Disparition de l’argent liquide, des GAB, des succursales bancaires, télétravail en forte hausse, éducation scolaire virant à la propagande pure et dure, cours de l’enseignement supérieur sur Internet, disparition des épreuves du Brevet et du Bac au profit du contrôle continu, casernement des habitants dans leur demeure, restriction de circulation pour le petit peuple afin que la planète soit réservée à quelques-uns, citoyens maintenus en hibernation avec un salaire leur permettant à peine de survivre après avoir perdu leur travail (une sorte de salaire universel), voiture électrique imposée dans nos rues (tout au moins, pour l’instant, dans la pub)…

Une réalité autonome au sein du réel a été édifiée par les mensonges et les images déversés par le gouvernement et les médias.

La même stratégie a abouti à l’annihilation des Gilets jaunes, à la victoire de Biden, à la soumission à l’islam.

Le simulacre, le décor de carton-pâte, le village Potemkine, tiennent lieu de réalité.

En sortir paraît de plus en plus difficile.

Les feuilles de température de notre époque ont été réduites en cendre. Et l’esprit critique de la majorité d’entre nous avec.

Marcus Graven

 

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