Véran, une graine de dictateur ou un pauvre type stressé ?

Véran inquiète. Il y a en lui des attitudes et des paroles qui provoquent un malaise. Devant qui sommes-nous ?

Certains voient dans le bonhomme un tyranneau qui voudrait grandir, un dictateur encore en couveuse. D’autres, un pauvre type à bout de nerfs, stressé par la situation et son incompétence.

De retour d’une visite d’un service de réanimation du Centre hospitalier sud francilien (CHFS) de Corbeil-Essonne (Essonne), il est arrivé à l’Assemblée nationale en Pinochet en culotte courte.

Les députés accomplissant leur travail de contrôle de l’exécutif venaient de voter une prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 14 décembre et non jusqu’au 16 février comme le souhaitait la junte du Conseil de défense sanitaire. Dans la foulée, les députés votaient qu’une prolongation du confinement au-delà du 30 novembre ne pourrait se faire qu’avec l’« accord du Parlement ».

Des camouflets à Macron et son premier cercle dus au fait que les députés LREM étaient partis faire leur jogging ou des achats essentiels.

Rappelons que le Président et sa junte ont réussi à mettre la vie parlementaire sous cloche depuis des mois. Devant la remise en cause du pouvoir des sbires de la terreur sanitaire, Véran, en parfaite caricature masquée de ce qu’est le macronisme, est venu agiter langue et larynx à l’Assemblée.

Les paroles de l’énergumène resteront dans les annales.

« À l’hôpital de Corbeil-Essonnes, dans le service de réanimation, j’ai rencontré des soignants qui étaient déjà présents lors de la première vague, qui ont tout donné au printemps dernier et qui étaient fiers d’avoir sauvé des vies. Ils m’ont raconté comment ils étaient passés de 40 à près de 80 lits de réanimation et de soins intensifs pour pouvoir sauver des malades », a dit le ministre médiatico-médico-politicard. « Je suis rentré dans deux chambres dans ce service de réanimation. Dans la première chambre, il y avait un jeune homme de 28 ans dans le coma. Dans la deuxième chambre il y avait un homme en surpoids âgé de 35 ans », a-t-il continué. Tout du novice surpris par ce qu’il avait vu dans un hôpital. À croire que c’était la première fois qu’il s’approchait de patients en soins intensifs, intubés, plongés dans le coma et entourés des appareils qui suivent la lutte de la vie et de la mort.

Traumatisé, Véran ?

Ou gamin gâté qui veut que les citoyens se soumettent sans broncher à la servitude sanitaire ?

Bien sûr, le virus de Wuhan ne touche pas que les personnes âgées. Mais est-ce le rôle d’un type qui a les diplômes de médecin neurologue que de jeter sans cesse des bûches dans le foyer de la peur ?

Un vrai médecin ça rassure, ça ne terrorise pas.

Vrai médecin, on peut parfois en douter, menteur invétéré, c’est sûr.

Chaque mot qui sort de lui peut être perçu comme un bobard de plus et ce, depuis mars, depuis qu’il nous a dit, les yeux dans les yeux, que les masques ne servaient rien et que les tests n’avaient aucune utilité.

Quant aux mensonges par omission de ce ministre affolé et affolant…

Jamais un compte-rendu sur le nombre d’hommes et de femmes décédés du seul coronavirus et pas d’un AVC-coronavirus, d’un cancer-coronavirus, d’une crise cardiaque-coronavirus… Jamais une information sur le nombre de vieillards véritablement fauchés par le virus chinois et pas par la vieillesse ou le Rivotril. Jamais une déclaration sur les comorbidités des patients de moins de 65 ans comptabilisés dans les morts du Covid. Et jamais une confidence sur les liens qui l’attachent à Big Pharma.

https://www.allodocteurs.fr/se-soigner/politique-sante/lobby/pharma-papers-des-deputes-medecins-sous-influence_26035.html 

Une seule réalité que Véran tait soigneusement : il n’y pas réellement une nette surmortalité en 2020 par rapport aux années précédentes.

Pour conclure sa maléfique intervention, il a frappé les personnes au psychisme fragile, en hurlant en boucle : « C’est ça la réalité, Mesdames et Messieurs les députés ! C’est ça la réalité, Mesdames et Messieurs les députés ! C’est ça la réalité, Mesdames et Messieurs les députés ! »

Puis son refus de la démocratie parlementaire a surgi comme un vomissement longtemps retenu : « Si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! »

Tout bonnement, une injure aux députés qui ont fait leur travail en contrôlant un pouvoir qui monte en mayonnaise dictatoriale depuis des mois, une insulte aux partis qui se sont enfin opposés aux diktats de la junte sanitaire.

Si, comme a essayé de nous le faire croire la propagande LREM, Véran a tenu des propos si odieux, c’est parce qu’il est fatigué, parce qu’il travaille trop, alors qu’il parte vite se reposer chez lui. Il pourra toujours réfléchir à la Roche Tarpéienne proche du Capitole en marchant une heure dans un rayon d’un kilomètre autour de son nid d’amour sur la colline aux coralines.

Dernière minute: nouveau vote à l’Assemblée nationale après le rappel des godillots LREM, l’état d’urgence sanitaire voté jusqu’au 16 février 2021. La junte a gagné.

Marcus Graven

 

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