Nouvelle-Calédonie : l’étau se resserre, avant un 3e référendum en 2022

La Nouvelle-Calédonie reste donc française pour les deux prochaines années.

Mais avec 53,26 % de NON à l’indépendance, l’étau se resserre.

Les indépendantistes progressent.

Ce résultat est surtout une “victoire” du déni de démocratie sponsorisé par la France sur l’archipel.

40 000 électeurs sont privés du droit de vote. Et la majorité de ceux-ci voterait contre l’instauration de la Kanaky.

Un apartheid (mot afrikaans dérivé du français : séparé, à part) a été mis en place par les gouvernements français successifs.

Gilles Brial, un élu loyaliste, a parfaitement résumé la situation : ces référendums à répétition sont des 110 mètres haies où les loyalistes courent avec un boulet au pied pendant que les indépendantistes font un 80 m sans haie. Exemple : difficulté de s’inscrire sur les listes électorales pour les Européens alors que les Kanaks, sous cette hébétude juridique qu’est le droit coutumier, sont automatiquement inscrits.

Même si Christopher Gygès, un élu loyaliste pense que le FLNK a atteint son plafond de verre, les Calédoniens voient leur peur de l’avenir s’accentuer. Le troisième référendum sera à 50-50. À quelques voix près, le destin de l’archipel basculera en 2022.

Pour les indépendantistes, pas question de négocier.

Ils ont su s’imposer ce week-end.

Défilés dans Nouméa avec bannières, coups de klaxon et hurlements. Annexion des ronds-points devenus des zones FLNKS. Pression devant tous les bureaux de vote avec des types vociférant à l’encontre des électeurs supposés loyalistes.

Présence très discrète des forces de l’ordre qui n’ont pas osé intervenir de crainte de se voir désignés comme armée de la répression coloniale.

Les partis loyalistes dans les heures qui viennent devraient demander le départ du Haut-Commissaire, Laurent Prévost, qui n’a pas voulu ou n’a pas été incapable d’organiser une consultation dans la sérénité.

Les contrôleurs français et ceux de l’Onu n’ont pas été particulièrement actifs. Je crains que la plupart ne voit l’indépendance avec les yeux de Chimène.

Dans son allocution télévisée, Macron s’est contenté de parler de tensions, de soubresauts. Il a remis le couvert sur l’histoire coloniale en se gargarisant de ses propres mensonges : « Veillez les uns sur les autres pour préparer demain ».

Tu parles.

La haine est là.

Les indépendantistes ne rêvent que d’un Grand Soir où ils brûleront le drapeau tricolore, anéantiront la présence française et pourchasseront les Loyalistes dans tous les coins. Les hommes politiques kanaks et leurs alliés wallisiens de l’Éveil Océanien ne cessent d’alimenter le feu du racisme anti-Blanc.

Il faut que les Calédoniens se ressaisissent. L’avenir n’est jamais certain.

Il le sera s’ils persistent à jouer les Bisounours face à la machine indépendantiste qui ne carbure ni à l’équité ni au respect.

Les kanakystes savent que ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire. Et ils font tout pour l’être. Aux Loyalistes d’enrayer la mécanique.

Comment ?

Ne payez plus vos impôts qui financent les indépendantistes du Nord et des îles, licenciez ceux qui vous crachent à la figure, ne tolérez plus que RFO soit la voix de l’indépendance (quand la chaîne ne passe pas un documentaire sur Tjibaou à la veille du scrutin, c’est un film sur l’esclavage), ne laissez plus de petits enseignants universitaires minables payés par la France venir faire la propagande indépendantiste dans les amphis, enquêtez sur les leaders indépendantistes et leurs magouilles – qui paiera les retraites de Wamytan, Sako et C° ? – préparez des jeunes à venir contredire les indépendantistes sur les ronds-points et les bureaux de vote…

Battez-vous.

Marcus Graven

1 Commentaire

  1. Excellente analyse et description authentique de la tension comparable à ce que nous avons connu en 85.
    Bravo pour votre site d’aspect plus neutre que les précédents liens qui pouvaient susciter des blocages mentaux; ceci facilite la transmission de vos articles…
    Et enfin merci pour votre engagement.

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