Débat Zemmour-Bauer: les trahisons de la franc-maçonnerie démasquées

Bien que bouffé par l’information gouvernementale en continu sur l’apprenti boucher Zaheer Hassan Mahmood, mineur isolé de 25 ans en stage devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, le débat Zemmour-Bauer a bien eu lieu et a été un des plus intéressants depuis le commencement de l’ère Zemmour sur CNews.

La rencontre a débuté par une tentative de cerner ce qu’est l’“ensauvagement” de notre pays. Bauer préfère parler d’insécurité ou de violence. Et on a un indicateur fiable pour quantifier la réalité de la violence : le nombre des homicides. En 2019, il a été d’un niveau jamais atteint jusqu’ici et celui de 2020 sera au moins équivalent.

120 attaques au couteau par jour, rappelle Éric Zemmour. Mais ces attaques n’apparaissent qu’au compte-gouttes dans la presse nationale et régionale, ce qui permet, avec la complicité des Français qui refusent de voir cette violence, de ne pas en faire un sujet majeur.

Les deux hommes livrent ensuite une vision légèrement différente du terrorisme islamique. Bauer édulcore un peu la situation. De petits délinquants qui tentent de se racheter religieusement en entrant dans la voie de l’islamisme.

Zemmour est beaucoup plus lucide que son interlocuteur. « Tout est djihad, dit-il. Le vol, le viol, le trafic de drogue, le terrorisme. Il faut faire mal aux infidèles et égorger les juifs et les chrétiens. C’est écrit noir sur blanc dans le Coran. »

Les terroristes se veulent de bons musulmans même s’ils savent qu’ils en sont de mauvais parce qu’ils fument, boivent, draguent. Dans le terrorisme, ils se donnent une bonne conscience musulmane dans la tradition culturelle de la barbarie de cette religion. En passant à l’acte de terreur, ils montent en grade, deviennent des hommes supérieurs.

Sur la laïcité, Bauer confirme Zemmour dans sa définition de la chose. Il ne s’agit pas d’une neutralité de l’État face aux faits religieux, mais d’imposer aux religions une discrétion dans l’espace public. Dieu n’a pas à intervenir dans un débat républicain.

C’est la version neutralité de l’État qui a été privilégiée par la machine médiatique et politique. L’islam en joue. Il a fait de la laïcité un synonyme d’incroyance.

Il a été aidé par des gens comme Jean-Louis Bianco, socialiste, président de l’Observatoire de la laïcité, qui prône une laïcité plurielle dans laquelle tout se vaut.

Et vint le meilleur moment de l’émission, celui du décryptage du rôle des francs-maçons dans la décrépitude de la République.

Sous les coups de boutoir d’Eric Zemmour, Alain Bauer, ancien Grand Maître du Grand Orient, révèle que le programme de Mitterrand a été écrit au Grand Orient. Il raconte que le secrétaire du Parti Socialiste est venu dire aux francs-maçons « J’ai des troupes, mais pas d’idées. Il me faudrait un peu de contenu. »

Et le Grand Orient a en produit.

De la suppression de la peine de mort en passant par le mariage homosexuel, la GPA et la PMA, à l’euthanasie (soigneusement rebaptisée “mourir dans la dignité”), les frères trois points n’ont depuis jamais cessé de détruire la morale collective.

Pour Zemmour, la franc-maçonnerie a toujours considéré qu’elle n’avait qu’un ennemi : le catholicisme. Pour le combattre – même s’il est moribond depuis longtemps – elle n’a pas hésité à faire entrer le loup islamique dans la bergerie de la laïcité française.

Bauer confirme que le Grand Orient se veut l’Église de la République, sa spiritualité. Une contre-Eglise.

Je ne sais comment se dit taqîya dans le monde des francs-maçons, mais Bauer en est un adepte. Quand il affirme que sous la IIIe République, 80% des parlementaires étaient francs-maçons contre 10% aujourd’hui, difficile de le croire. Quand il dit que l’État profond est moribond, on s’aperçoit que la franc-maçonnerie a été oubliée dans le N°2 de Front Populaire, le magazine d’Onfray. Bauer nous laisse alors penser en creux qu’elle est un des acteurs majeurs de l’État profond français et que c’est pour cette raison qu’il le prétend quasiment cadavre.

Zemmour voit, non sans raison, la franc-maçonnerie comme le facilitateur de l’intrusion du totalitarisme musulman dans notre pays car pour lui, en annihilant le substrat catholique de la République, la privant ainsi d’anticorps, elle permet à l’islam de s’imposer.

Bauer a été beaucoup moins brillant que d’habitude. Zemmour avait bien travaillé sur l’œuvre de Dieu et la part du Diable chez le bonhomme. Il nous a permis de mieux comprendre le rôle de la franc-maçonnerie dans la désintégration de l’État français.

Marcus Graven

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