Pour Enthoven, Raoult est un fou et les Marseillais, des faibles d’esprit

Reçu par Élizabeth Martichoux sur LCI, Raphaël Enthoven s’est montré une nouvelle fois à son désavantage. Une merde bruyante qui tombe régulièrement dans la cuvette médiatique, un prout qui se prend pour Proust. Un temps perdu et jamais retrouvé.

Après avoir montré son masochisme enfantin dans un roman autofictionnel Le temps gagné, il a exercé ses dons de psychiatre de comptoir à l’encontre de Didier Raoult et des Marseillais.

« La ville entière est entre les mains d’un fou depuis des mois, qui raconte n’importe quoi, qui survend une molécule qui ne fonctionne pas, a-t-il dit. J’ai le sentiment de voir une métropole mise sous hypnose par un druide qui leur dit n’importe quoi et qui est confrontée aujourd’hui à la réalité d’une pandémie qui augmente. Tout ça parce que les gens ne font pas attention, parce qu’ils se croient magiquement protégés. »

Le philosophe germanopratin a une considération toute parisienne pour les Marseillais :  des êtres influençables, manipulables entre les mains d’un sorcier. Il faut rapidement réquisitionner Notre-Dame-de-la-Garde pour que le père Véran y tienne un rite d’exorcisme.

« Il y a quelque chose de l’ordre du savant fou dans la représentation collective […] Et puis le druide c’est l’antiscience, c’est celui qui brandit ses formules magiques, qui brandit ses diplômes, qui brandit une autorité absolue et ensuite, vous ne pouvez pas comprendre ce qu’il raconte », fait-il avec son habituel sourire mi-niais mi arrogant.

Évidemment, pour rabaisser encore davantage les Marseillais, il prétend être passionné par la “faiblesse de croire” dont ils font preuve.

Après s’être pris pour l’auteur de La Recherche, le voilà dans la peau de Jeanne Favret-Saada. À quand Les mots, la mort, les sorts : La Sorcellerie dans la cité phocéenne ?

À moins que ce soit dans celle de Carlos Castanada pour La chloroquine du Diable et la petite fumette.

Toujours dans la nuance philosophique, l’ex de Carla Bruni « pense que les élus marseillais font de la démagogie (…) du trumpisme » en tentant de sauver leur ville du naufrage.

Et avec l’éternel et sans surprise contre-pied qu’affectionnent les intellectuels limités de la médiacratie, il s’autorise ces jugements anti-Raoult et anti-Marseillais au nom de la critique de la critique. Comprendre : puisque Marseille se permet de critiquer les décisions parisiennes, lui peut critiquer les décisions marseillaises.

D’ici peu, il demandera l’arrestation de Raoult avant que celui-ci n’oblige les Marseillais sous suggestion druidique à boire un bouillon de onze heures et fasse passer Jim Jones, le gourou qui fit périr plus de 900 adeptes de son Temple du Peuple au Guyana en 1978, pour un rigolo.

« Je n’ai pas écrit ce livre [Le temps gagné] pour me donner bonne image, pour me dorer la gueule, pour améliorer les choses. (…) Quand on écrit, on s’empêche pas. (…) J’ai écrit pour détruire mon image, ou en tout cas pour la malmener, pour la blesser, pour la faire saigner », a-t-il plastronné sur Europe 1.

Et ce qu’il a dit sur Raoult et les Marseillais, c’est pour quoi ?

Pour réintégrer la nomenklatura littéraire parisienne? Pour ne plus passer pour une balance parmi les siens ? Pour se faire à nouveau aimer parmi les gueules dorées ?

Marcus Graven

 

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